09 août 2006
Le coton
D'où provient notre coton ?
"La culture du coton nécessite beaucoup de soleil et d’eau pendant la période de croissance et un temps sec avant la récolte pour ne pas abîmer la fibre. Ces conditions climatiques se rencontrent généralement sous les latitudes tropicales et subtropicales.
Le coton supporte les climats tempérés à condition qu'il ne gèle pas.
La culture du cotonnier est majoritairement pluviale (Afrique subsaharienne, une grande partie des culture des États-Unis, de l'Inde, de la Chine). Dans les pays à faible pluviométrie, le coton doit être irrigué. C'est le cas de 40 % des surfaces cultivées (Égypte, Ouzbékistan, Pakistan, Syrie)."
Il est utilisé principalement pour la confection de nos vêtements, literie...
Le coton - La culture la plus polluante connue
- La culture du coton représente 2,4% des surfaces agricoles mais nécessite 24% des pesticides utilisés dans le monde (en Inde, 50 % des pesticides passent sur le coton) ! Elle peut avoir jusqu'à 50 aspersions de pesticides tous les trois jours (par avion).
Au Guatemala, les femmes vivant sous les aspersions des champs de coton ont dans leur lait maternel des doses 25 fois supérieures à celles paraissant acceptables dans le lait de vache pour l'OMS !
- Le cotonnier est une plante très exigeante en eau et en éléments nutritifs, elle nécessite une grande fertilité du sol ; Les exploitations ont ainsi recours à des apports d'engrais massifs.
- Le coton génétiquement modifié prend de plus en plus d'ampleur : En Chine, 50% des cultures de coton seraient OGM, et aux Etats-Unis, 70%
Pesticides, OGM ... contribuent à l'appauvrissement des sols... De plus les conditions des travailleurs sont mauvaises (voir notre article sur le commerce équitable).
Comment éviter cette catastrophe écologique ?
==> Acheter du coton (vêtements, coton d'hygiène...) issu du commerce équitable (récolte + confection des vêtements) en s'assurant qu'il soit cultivé dans les principes de l'agriculture biologique (sans pesticides et sans OGM).
==> Préférer les vêtements (et chaussures) en chanvre, qui peut se cultiver dans nos régions.
==> Laine, lin, soie .. cultivé en bio et équitable sont d'autres alternatives possibles
Où trouver ces produits ?
- Ardelaine, fabrication et vente de vêtements, sous-vêtements, literie, et accessoires pour enfants en pur laine vierge non traitée : www.ardelaine.fr
- C'est coton, produit des vêtements (sous-vêtements, chaussettes, collants, sportswear, polaires, vêtements de bain, sacs, linge de maison, accessoires bébé, tissus au mètre) en coton biologique, chanvre, soie et lin : http://cestcoton.com/site/htmcatal
- Fibris, vente de vêtements à base de fibres naturelles (coton biologique, lin, chanvre, laine ...), de lessives et de laine à tricoter : pantalons, robes, débardeurs, chemises, chaussettes, sous-vêtements... pour hommes, femmes, enfants et bébés : www.fibris.fr
- Peau de chanvre : Création de vêtements, sous-vêtements, chaussures et cosmétiques 100% chanvre fabriqués en Bretagne : www.peaudechanvre.com
N'hésitez pas non plus à consulter notre répertoire d'adresses "commerce équitable" sur notre article.
Liens utiles
Définition de Wikipédia
La culture du coton dans le monde
28 juillet 2006
Les pesticides
Etat des lieux
Premier utilisateur de pesticides en Europe, la France est également le troisième dans le monde (100 000 tonnes par an).
Une enquête de la direction générale Santé Consommation de l’Union Européenne, publiée en 2005, révèle que, en France, plus de 50% des fruits et légumes contenaient des résidus de pesticides, 44% contaminés sous les Limites Maximales en Résidus (LMR) et 6,5% contaminés à un niveau supérieur aux LMR. En Europe ces chiffres sont en moyenne de 39% et 5,6%.
On constate pourtant que les études de risque prévues pour tester les pesticides sont insuffisantes pour nous protéger de ces dangers, alors que les atteintes chroniques dues aux pesticides sont dénoncées par de nombreux scientifiques.
Les conséquences sur l'environnement
La pulvérisation de pesticides dans les champs entraine des pollutions dans les nappes phréatiques :
En France, 75% des rivières et 50% des eaux souterraines contiennent des pesticides dans une quantité supérieure aux normes autorisées.
Mais aussi des pollutions dans l'air :
On estime par exemple que lors de la pulvérisation 25 à 75 % des quantités appliquées partent dans l’atmosphère.
On retrouve ainsi des pesticides jusqu'aux régions arctiques !
(Peuple Inuit, ours polaires ... se retrouvent avec des pesticides dans leur organisme)
Les problèmes de santé
La contamination généralisée de l’environnement (air, eau de pluie, eau de boisson…) et de la nourriture par les pesticides rend inévitable la contamination de l’être humain par ces substances.
Des centaines d'études scientifiques démontrent l'ampleur de cette contamination : les résidus de pesticides s'accumulent dans le corps et sont responsables de troubles hormonaux (diminition des spermatozoïdes, cancer du sein, cancer des testicules....). On soupçonne certains composés des pesticides d'être responsables de la maladie d'Alzheimer.
Comment éviter les pesticides
Il faut savoir que les pesticides sont plus concentrés dans la peau des fruits et légumes. Il vaut mieux éplucher, gratter ou au moins bien rincer les fruits et légumes avant de les consommer.
Rappelons que c'est souvent dans la peau que l'on trouve le plus de fibres et de vitamines.
La consommation d’aliments issus de l’agriculture biologique (et donc par nature exempts de résidus de pesticides de synthèse) fait disparaître de nos organismes les résidus de pesticides.
Ainsi, dans une étude parue en 2005, des scientifiques américains ont prouvé que des groupes d’enfants passant à une alimentation biologique voyaient le niveau de résidus d’insecticides organophosphorés dans leur organisme tomber quasi instantanément à zéro.
Politique
Norvège, Danemark, Suède, Hollande ... ont déjà diminué considérablement leur utilisation de pesticides (-64% pour la Suède!), la France ne s'engage pas à adopter une réelle politique de diminution :
François Veillerette, Président du MDRGF et Administrateur français du réseau Pesticide Action Network Europe.
Liens utiles :
Mouvement pour les droits et le respect des générations futures
Définition sur "Ekopedia"
26 juillet 2006
Téléphone portable

Depuis les années 1990, le téléphone portable à "révolutionné" nos mode de vie. Et depuis, plus moyen de s'en passer !
Cet outil magique est venu innonder un marché bien juteux sans même évaluer les risques : aucune étude concrète sur le long terme n'a été établie avant sa mise sur le marché.
Conscients des risques de la téléphonie mobile sur la santé humaine (dûs aux ondes électromagnétiques qui nous traversent), des scientifiques et des associations comme Robin des Toits tentent de prouver les mensonges effectués par les grands opérateurs : "Nous avons effectué (des) mesures nous-même à plusieurs reprises. A chaque fois, nous trouvons des taux d'émissions des antennes qui sont beaucoup plus important que ceux annoncés par les téléopérateurs."
Pourquoi n'y a-il pas d'étude plus sérieuse et objective ?
Récemment, la Suède reconnait officiellement le portable comme cancérigène*.
On recommande une attention particulière pour les enfants (dont le cerveau, en plein développement, est plus sensible aux perturbations).
L'explosion des ventes de portables a soulevé un autre souci : son élimination. Les composants utilisés pour sa fabrication restent très toxiques et ne peuvent être gérés en fin de vie sans pollution.
Nous concernant, nous avons revu son utilité, et décidons de le supprimer totalement.
Pour ceux qui ne peuvent pas faire sans, évitez de changer de portable tous les 6 mois sous l'effet de la mode ;). Utilisez votre portable jusqu'au bout en en prenant soin.
* Suite à une étude portant sur 2200 utilisateurs de téléphones portables, dont 905 atteint d'une tumeur maligne au cerveau au niveau de l'oreille du côté où le téléphone est utilisé.
20 juillet 2006
Les fausses promesses du "biodégradable"
Face aux problèmes environnementaux actuels, les chercheurs et les gouvernements proposent des solutions qui, au premier abord, sont intéressantes. Prenons l'exemple du sachet plastique fabriqué en amidon de maïs plutôt qu'avec du pétrole, ou encore les biocarburants qui permettraient aux voitures de rouler à l'huile de palme, de colza ... pour remplacer le très polluant moteur à essence.
Si le résultat semble écologique, en amont, le bilan environnemental de la fabrication est, lui, catastrophique :
- Entre 1985 et 2000, 87% de la déforestation en Malaisie était le résultat du développement des plantations pour l'huile de palme (rapport des Amis de la Terre). Déforestation intensive entrainant, entre autres, la disparition d'espèces animales et le rejet de CO2 (les arbres sont brûlés).
- Gaspillage de surfaces agricoles qui pourraient servir a l'alimentation.
- Exploitation de terres dans les pays du Sud (engendrant notamment, l'expulsion des paysans).
- Utilisation importante d'énergie pour la production.
- Dérive possible sur l'utilisation d'OGM et de pesticides.
Le problème n'est pas ce que l'on consomme mais la manière et les quantités que l'on utilise. Nous devons absolument revoir notre mode de consommation :
- Réduire considérablement l'utilisation de la voiture (voir notre article Pollution de l'air), en attendant que les villes soient aménagées de façon à ne plus en avoir besoin (comme il en existe déjà).
- Refuser les plastiques qui peuvent être remplacés par un sac (à dos, à main ... vous trouverez bien ça chez vous ;)) quand vous allez en supermarché mais aussi dans les autres magasins. C'est une habitude à prendre, le caissier ne vous mangera pas et au pire des cas, vous regardera d'un air affolé en disant : "Vous êtes SÛRS ?!" (histoire vécue).
12 juillet 2006
Comment réduire son empreinte écologique ?
Depuis sa création, consomacteurs.canalblog.com propose de :
- Diminuer sa consommation d'électricité
- Consommer des produits biologiques
- Consommer des produits équitables
- Consommer des produits locaux et de saison
- Diminuer sa consommation de viande
- Diminuer son émission de CO2
- Diminuer ses déchets
...
Empreinte écologique
Chacune de nos activités (alimentation, habitat, transport ...) engendre un impact sur la planète (pollution de l'air, utilisation de ressources naturelles ...). Pour mesurer cet impact, un indicateur a été mis en place depuis 1990 : l'empreinte écologique, mesurée en hectares. Afin de rendre ce chiffre plus parlant, on en fait une équivalence en "nombre de planètes nécessaire".
Actuellement, si chaque être humain vivait comme un Français, il faudrait 3 planètes pour satisfaire les besoins de tous !
Si la planète n'a pas encore explosé, c'est qu'il existe d'énormes inégalités !
Pour ne pas dépasser les capacités de la planète, chaque être humain dispose d'un quota de 1,9 hectares. Si un Français peut se permettre d'en utiliser 5,2 c'est avec les conditions de prendre sur le quota d'autres personnes...
Le modèle occidental qui pousse a la surconsommation est montré comme un modèle de réussite au reste du monde. Cependant s'il devient un exemple suivi par les pays en voie de développement, l'épuisement des ressources naturelles ainsi que la dégradation de l'environnement vont s'intensifier (exemple de la Chine qui s'équipe en voitures individuelles)...
L'égalité de chaque être humain vis à vis des ressources naturelles passe d'abord par une modification de nos modes de vie, qui pourrait donner un bon exemple pour le développement des pays.
Liens utiles :
- Définition de l'empreinte écologique par Ekopédia
- Calculer votre empreinte écologique avec WWF
25 juin 2006
Les produits biologiques
On distingue 2 catégories de produits respectueux de l'environnement :
- Les produits issus de l'Agriculture Biologique : ce sont les produits alimentaires (fruits, légumes, céréales, produits laitiers, viande ...). L'agriculteur respecte un cahier des charges (pas d'engrais chimiques, pas de pesticides, pas d'OGM, élevages nourris avec de la nourriture bio et soignés par méthode naturelle).
- Les éco-produits : ce sont les produits non-alimentaires (dentifrice, peintures, maquillage, lessive, engrais ...) qui recherchent également à être le moins nocifs pour l'environnement (biodégrabilité maximale, pas de test sur les animaux, pas d'agents pétro-chimiques, moins d'emballages...).
Ces produits sont souvent labellisés, c'est ainsi que vous pouvez les repérer dans les rayons. Voir notre article sur les labels alimentation et les labels éco-produits.
Pourquoi acheter bio ?
En plus des bienfaits pour l'environnement, il a été démontré que l'alimentation biologique est bénéfique pour la santé (pesticides et engrais de l'agriculture conventionnelle s'accumulant dans notre sang, notre urine...). Les aliments biologiques présentent également une qualité nutritive bien supérieure.
Le prix du bio.
Si se nourrir en bio parait plus cher, c'est qu'il faut reconsidérer son alimentation en diminuant la consommation de viande, en supprimant les plats préparés, en diminuant la consommation d'aliments "superflus" (friandises, sodas...) notamment. Le bio permet aussi de découvrir de nouveaux aliments (épeautre, quinoa ...) et d'adopter une nouvelle façon de manger.
Où trouver ces produits ?
Quelques produits bio se trouvent dans les supermarchés. Cependant le principe même de la grande distribution n'est pas respectueux de l'environnement. La meilleure alternative reste donc le magasin bio. Malgré son image "régime/diététique" beaucoup de ces structures se soucie véritablement de l'écologie et propose une gamme de produits très intéressante.
Pour trouver un magasin proche de chez vous, voici quelques réseaux de magasins bio :
- http://www.biocoop.fr/
- http://www.lavieclaire.com/
Ou une liste par départements :
- http://www.euro-nat.com/fr/pv-france.html
Voir aussi : Notre article Non à la bio dénaturée !
Organismes Génétiquement Modifiés
Un OGM est le résultat d'une modification génétique de l'Homme sur des organismes vivants. Pourquoi ? Pour rendre les cultures résistantes aux parasites, aux pesticides ... et pour produire toujours plus !
En jouant avec la génétique des espèces, l'Homme menace sa santé et celle de la planète. L'enjeu économique étant trop important, industriels et politiques s'empressent de mettre les OGM sur le marché sans aucune étude concrète prouvant leur innocuité (contraire au principe de précaution) et sans débat démocratique réel.
"Depuis 1996, l'Europe résiste aux cultures transgéniques. A part en Espagne, il n'existe officiellement que très peu de cultures commerciales d'OGM sur le sol européen. Mais l'an dernier, tout a basculé en France. Le gouvernement a laissé planter dans le secret plus de 500 à 1000 hectares de maïs transgénique. Et il s'apprête cette année à faire voter une loi qui va donner le feu vert aux cultures d'OGM et ainsi légaliser la contamination génétique. Déjà accepté par le Sénat, ce projet de loi devrait être examiné à l'Assemblée nationale dès le moins de juin. "
[source http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/]
Concrètement, les OGM sont autorisés en France, cependant au-delà de 0,9% d'OGM dans le produit, le fabricant est obligé de l'indiquer sur l'étiquette. Comme cela a mauvaise image, il y a encore peu de produits OGM dans nos rayons. Cependant l'indication en dessous de ces 0,9% n'étant pas obligatoire, il est probable que nous en mangions régulièrement sans le savoir. De plus, aucune obligation non plus sur les emballages de viandes en ayant consommé (sous forme de soja OGM importé bien souvent).
La position de la France est déterminante pour éviter la banalisation de l'utilisation d'OGM dans l'agriculture et nous devons, en tant que citoyens, surveiller de près l'évolution de la législation pour faire entendre notre point de vue.
Pour cela, Greenpeace propose :
D'interpeller nos députés : Lettre aux députés: Pour une loi sur les OGM qui protège l'environnement, les agriculteurs et les consommateurs !
Pour connaitre l'adresse de votre député : http://www.assemblee-nationale.fr/12/qui/circonscriptions/
Plus d'actions : ici
18 juin 2006
Le soja contre la vie
Stoppons l'expansion du soja qui dévaste l'Amérique du Sud.
Exigeons le soutien à une agriculture paysanne.
Suite à la crise de la vache folle, les farines animales sont interdites pour l'alimentation des animaux d'élevage. En conséquence, une augmentation de la production de soja pour les nourrir s'opère - principalement dans les pays d'Amérique du Sud (Argentine, Brésil, Bolivie, Paraguay).
Si cela constitue une rente importante pour ces pays, les conséquences écologiques et humaines sont alarmantes :
- Petits paysans expulsés et ruinés, faisant face aux violences policières
- Déforestation massive de l'Amazonie
- Ravage des sols du aux pesticides
- Recours aux OGM (qui se retrouvent ainsi dans les viandes européennes !)
C'est pour lutter contre cela que la campagne "Le soja contre la vie", mise en place par un collectif d'associations françaises, tente de relayer l'information pour soutenir les associations locales d'Amérique du Sud.
- www.sojacontrelavie.org
- Les objectifs de la campagne
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Vous pouvez faire part de votre désaccord en écrivant au gouverneur d'Argentine ici : il s'agit d'une lettre type (traduction disponible en bas de page) proposée par l'association "Peuples Solidaires" que vous pouvez recopier et envoyer en tarif international (0,90€) ou alors simplement la copier dans un mail à gobernador@sde.gov.ar
N'HESITEZ PAS A LE FAIRE !
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09 juin 2006
Non à la bio dénaturée ! [pétition]
La Commission européenne veut faire passer un nouveau projet de réglementation sur la production biologique. Ce texte ferait devenir l'agriculture biologique tolérante à l'utilisation de produits chimiques ainsi qu'aux OGM, alors que le but de son existence est de ne pas utiliser ceux-ci !!!
De plus, ce texte s'est fait sans la participation des acteurs professionnels de la bio et des citoyens...
Nous vous invitons donc à lire et signer une pétition qui contrerait cette décision :






