29 juillet 2006

Le végétarisme : ou manger moins de poisson

"Les consommateurs ne savent pas comment et à quel coût environnemental et humain les poissons qu'ils achètent arrivent dans leur assiette."

Pascal Husting, directeur général de Greenpeace France

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Tout le monde est sensible au problème de la chasse à la baleine, mais peu se rende compte que la consommation de plus petits poissons est tout aussi désastreuse...

En 2003, selon la FAO, la commission des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, 52 % des réserves de pêche mondiales étaient complètement exploitées, 16 % étaient surexploitées et 8 % épuisées.

L'association Greenpeace lance une campagne d'alerte, et publie un "guide du consommateur responsable" afin de "faire évoluer les comportements pour choisir mieux et avec plus de discernement les produits de la mer".


Les problèmes

De nombreuses espèces courantes dans notre alimentation sont menacées (réduction de moitié au cours des 20 dernières années pour certains) et figurent sur des listes rouges officielles.

Leur pêche peut aussi détruire l'écosystème : capture accidentelle d'espèces menacées (tortues, requins...), destruction des fonds marins (coraux...), consommation plus ou moins importante de fuel, surpêche des jeunes et des femelles ...


Les espèces concernées

Thon (certaines espèces), Crevettes roses, Saumon (Atlantique), Cabillaud, Merlu européen, Eglefin, Carrelet, Sole, Bar, Raie, Baudroie / Lotte, Fletan de l’Atlantique.

Face à la diminution croissante des espèces en surface, la pêche s'oriente davantage sur les espèces de grands fonds (Empereur/Hoplostète rouge, Grenadier, Sabre, Siki/Saumonette...). L’exploitation de ces stocks a débuté avant qu’une réelle évaluation scientifique ait été réalisée.


Comment réduire ces impacts ?

- Ne pas acheter les espèces de la liste rouge et favoriser les espèces herbivores d'élevage (Tilapia, Pangasius, Bar de ligne) pour encourager une méthode de pêche plus respectueuse de l'environnement, moins consommatrice en énergie (pêche de proximité), qui constitue un important moteur de développement local.

- Consommer du poisson pêché en dehors des périodes de reproduction.

- Controler les tailles minimales imposées par la réglementation européenne (voir le guide).

- Éviter de consommer des bâtonnets de poisson (type "poisson pané" tout carré). Les poissons utilisés pour la fabrication de ces produits
peuvent provenir de flottes de pêche industrielles pirates.

- Acheter des produits de la mer pêchés localement. (Soutien des pêcheurs locaux et diminution des émissions de CO2 : 85% des poissons sur
le marché français proviennent d'importations).

C'est pour ces raisons, entre autres (voir notre article), que nous avons décidé de ne plus manger de poisson.

Article réalisé à partir de la campagne "Et ta mer, t'y penses ?" de Greenpeace.

Posté par michto à 23:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Le végétarisme : ou manger moins de poisson

    Légine : espèce de grand fond

    Pour la pêche à la légine du côté des Kerguelen, l'ami Pêcheur me raconte qu'ils sont quand même très controlé par les TAAF. Un espoir peut-être …
    http://minilien.com/?DhMKDQAIHi

    Quoique la pêche est vendue au Japon.

    Le problème, c'est qu'il en est de la pêche comme de l'agriculture. Si l'un essaye et que ça marche, tout le monde s'y met !
    Dans ma baie, un pêcheur a "fait" du bulot l'an passé, bonne marée, cette année, ils sont quatre bateaux !

    Je nuancerai les poissons d'élevage car c'est en partie là qu'ont été recyclées les farines animales. Donc, il faut être sûr de l'élevage …

    Posté par Sar@h, 30 juillet 2006 à 08:12 | | Répondre
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